Sur l'introduction expérimentale du premier signe humain dans les paysages naturels - DOI 10.5216/ag.v1i1.2719

Autores

  • Jean Paul Forest UFG

DOI:

https://doi.org/10.5216/ag.v1i1.2719

Resumo

Mes interventions artistiques ont été suscitées par la rupture de statut d’un espace mythologique personnel et sa domestication. D’abord réactionnel, mon travail consista à recoudre les failles de rochers sur des lieux destinés à être industrialisés, afin de réaliser un lien ultime avec l’éphémère, la beauté et le mythe. Puis l’extension technologique m’a conduit à rechercher des sites extrêmement isolés, où l’oeuvre est un échange personnel avec le lieu qui la suggère, et auquel elle est destinée. Ces traces alimentèrent de nouvelles légendes, déclenchèrent des polémiques et trouvèrent l’appui des pouvoirs publics. Les photographies de ces paysages couturés sont exposées à un public ignorant les réalités locales afin de le confronter à l'image de nos activités dans un espace et un temps sans limites. Les sites vierges idéalisent l'idée de nature sans réveiller notre peur. La trace humaine y est donc ambiguë : souillure ou parure, complicité ou agression ? Ainsi évolue notre conception de la nature, au fil du modelage réciproque entre paysages et humanité. Mots clés: couture, domestication, nature, paysages, Papenoo

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Publicado

2007-12-11

Como Citar

FOREST, J. P. Sur l’introduction expérimentale du premier signe humain dans les paysages naturels - DOI 10.5216/ag.v1i1.2719. Ateliê Geográfico, Goiânia, v. 1, n. 1, p. 94–105, 2007. DOI: 10.5216/ag.v1i1.2719. Disponível em: https://revistas.ufg.br/atelie/article/view/2719. Acesso em: 22 jul. 2024.

Edição

Seção

Artigos